POURQUOI MARCHONS-NOUS?

Notre duo a toujours aimé marcher — l’un de nous deux pratique même la course à pied. On se demande souvent ce qui dans la marche, nous anime autant ? Est-ce pour la performance, la beauté des paysages, l’aspect méditatif ? Sans doute un peu tout à la fois. Plusieurs fois par semaine, nous nous motivons et partons marcher au parc municipal d’à côté, en forêt le week-end, pour une randonnée plus longue à la campagne ou ailleurs. Ce qui nous plaît dans la marche, c’est qu’elle n’exige presque rien : pas de salle de sport, pas de matériel, pas d’abonnement et on peut la pratiquer partout, sur n’importe quel terrain, que nous soyons sportif ou non. Nous aimons cette idée minimale, précieuse à nos yeux. Au-delà de son utilité première, qui est le déplacement, nous y voyons autre chose -  elle nous ouvre un espace à part, laisse nos pensées divaguer, filer doucement, oxygène notre cerveau, nous impose un rythme lent et régulier, d’un pas devant l’autre. En mode mini-warrior ou en version balade, les paysages nous émerveillent - parce qu’ils semblent immuables - et nous placent dans une bulle intemporelle. Leur constante régularité, rythmée par les saisons, et dont nous serions les spectateurs en marche, nous installe dans un rituel rassurant, comme ceux de l’enfance. Bien sûr, nous ne sommes pas dupes ! Nous savons, comme nous le montre les vidéos scientifiques en time-lapse - effet ultra accéléré réalisé image par image sur des durées plus longues - que la nature s’active jour après jour, croît, se régénère, se glisse dans les interstices, cherche inlassablement la lumière, s’effrite, meurt, renaît… elle aussi est en marche constante. Nous avions envie de vous partager nos réflexions sur la marche, comme nous prenons un réel plaisir à partager nos balades. Cette randonnée de l’été dernier sur les sentiers suisses, dans les Grisons. Une balade en forêt de Fontainebleau, sous la brume, à ramasser des feuilles avant un déjeuner.  Ou encore celle sur les monts d’Aubrac, à Pâques dernier, quand les bourgeons étaient en fête… Et vous, pourquoi marchez-vous ? 

On vous invite comme dans chacune de nos lettres à SCANNER — VOYAGER — PARTAGER. Mais au-delà du slogan, nos mini-guides vous proposent de faire un pas de côté, même pour une seule journée, de se mettre en route tranquillement, sans performance ni posture, de s’émerveiller — du passé, du présent, de ce qui vient — de simplement marcher pour retrouver l’essentiel et à votre retour de lire ou relire Walking de l’ecrivain Henry David Thoreau.

Précédent
Précédent

SÉRIAL ARLES

Suivant
Suivant

UNE COLLINE D’ÉMAUX