L’APPEL DE LA FORÊT
C’est tous les ans pareil, quand l’automne arrive, une envie irrésistible de nous promener en forêt se fait sentir. Notre sensibilité aux couleurs, notre passion pour la cueillette, qui nous permet d’identifier les lieux parcourus et d’en garder un souvenir presque synesthésique, et notre gourmandise pour les champignons et les châtaignes y sont aussi pour quelque chose. Alors oui, en automne, les forêts des Vosges nous font rêver, tout comme les forets suisses, les grands espaces du Québec ou les paysages sauvages de l’Aubrac, qui rejoindra très prochainement notre collection de cartes postales. Mais nul besoin de partir loin quand le temps ou l’argent manquent, les forêts voisines nous offrent de belles échappées à la journée, improvisées au gré de nos envies, et une bouffée de nature dès que le besoin s’en fait sentir. À nous les palettes de couleurs automnales, les bottes crottées et le ciré, mais pas Barbour ! Nous voilà prêts à nous perdre et, qui sait, à entendre le brame du cerf, nous assurent des connaissances bien informées. Si, si, c’est possible ;-) Une fois en pleine forêt, l’atmosphère semble feutrée, nos pas assourdis par un tapis d’immenses fougères et de feuilles multicolores. L’occasion de prendre de grandes inspirations, histoire de changer un peu des gaz lacrymogènes ! On ne saurait que trop vous conseiller de faire comme nous, profiter des dimanches, car le samedi, on manifeste ! L’occasion de découvrir ou redécouvrir les sensations immersives d’un bain de forêt. On en revient tout apaisé, l’esprit clair. Fontainebleau fait bien sûr partie des forêts que nous arpentons à pied ou à vélo au printemps, quand les chemins sont moins boueux (voir notre carte “ligne R, à portée de train”). En la traversant, vous croiserez des châteaux et un musée de la Préhistoire brutaliste conçu par l’architecte Roland Simounet. Et, en poussant un peu plus loin, le musée d’art contemporain Les Tanneries, qui vient tout juste de lancer sa nouvelle saison d’expositions. Il y a également la forêt domaniale de Dreux, accessible par la ligne N, où nous avions récolté, il y a quelques saisons, des champignons à foison. Nous y avions aussi découvert les vestiges de l’ancien parcours d’acheminement de l’eau, l’aqueduc de l’Avre, ouvrage d’art exceptionnel inauguré en 1893, mais aussi le Cerf d’or, face au château d’Anet. Enfin, la forêt de Montmorency, accessible par la ligne H, nous a également réservé une curiosité au détour d’un parcours, à une heure de marche tout de même, la rétrofuturiste tour TDF de Romainville, construite en 1984 par l’architecte Claude Vasconi. Alors, tous en forêt ! En automne on range les consignes anti-incendie et on part marcher dans les feuilles mortes.
Et comme toujours on vous invite à SCANNER • VOYAGER • PARTAGER, le voyage est partout, même au bout d’une ligne de Transilien.