BYE BYE 2025

Si l’on remonte à 2024, le projet RHT naît d’un plaisir très égoïste, celui de garder en mémoire nos escapades. Pas par nostalgie, mais comme lorsqu’on feuillette un album photo et que l’on se remémore avec plaisir ses aventures passées. Ce plaisir, nous avons choisi de le partager à travers ce projet, qui prolonge nos voyages. En ce dernier lundi 2025, nous regardons en arrière, faisons défiler une année d’escapades et vous la partageons — qui sait si ça vous donne des idées ? Tout a commencé en Normandie, près des plages du Débarquement, autour d’un déjeuner un peu foutraque et en musique à La Cale, face aux parcs à huîtres de Blainville-sur-Mer. En février, cap sur Tunis puis Djerba, invités pour un tournoi d’échecs. Coup de cœur pour Tunis, son hôtel brutaliste abandonné et aujourd’hui menacé, et cette ville qui mériterait à elle seule une série de cartes postales, on peut même s’y rendre en train (merci Hourrail pour les tips). Une journée aller-retour à Londres, grâce à une promo Eurostar, pour un déjeuner d’anniversaire chez Ottolenghi, on n’y pense pas assez. En avril, l’incontournable Milan et sa Design Week, là encore par le train. Nous réfléchissons à une série de cartes à créer, où le mythique Bar Basso, inventeur du Negroni Sbagliato sera cité. L’Aveyron et L’Isle-sur-la-Sorgue, à Pâques et en juillet, pour les attaches familiales. Une carte Aubrac se prépare, entre randonnées et conseils de copines parties à pied jusqu’à Conques. Deux jours à la Biennale de Saint-Étienne, ville fascinante et haut lieu du design international, encore trop méconnue, et hors des sentiers battus. Le 14 juillet, road trip sur la côte d’Opale, plus précisément la route du lin, au départ de notre cher Havre (cartes disponibles au MuMa). Puis Arles, comme chaque été, pour les Rencontres, ou vous trouverez nos cartes chez Actes Sud. En août, un road trip familial à vélo, initialement prévu en Hollande, devenu Danemark, puis finalement Suisse… mais en van… nous avons une grande capacité d’adaptation ;-) Quel voyage ! 14 jours de montagne, de randonnées et de lacs entre Suisse et Italie. Une carte se prépare autour de ce trajet, avec l’hôtel Capricorns et les mythiques thermes de Vals. Et puis, entre deux week-ends (car on travaille aussi), fidèles à notre ligne R, éditée cette année, il y a eu le monstre des bois de Milly-la-Forêt… Tout est prétexte au voyage, même en Transilien. Aujourd’hui, nous bouclons la boucle et retournons finir l’année en Normandie. Partir un jour (lalala) ou plusieurs semaines, à pied, à vélo, en train — parfois en van ou en avion — c’est d’abord choisir le mouvement comme source d’énergie. Voyager comme de modestes aventuriers plutôt qu’en touristes, accepter l’inconfort, les ratés et l’imprévu. Refuser les parcours balisés, préférer l’expérience. La destination n’est pas le but ultime, le voyage commence dès le départ. Ces cartes postales sont un peu des guides, mais pas un « Routard » des propositions personnelles, des invitations ouvertes. Elles peuvent être détournées, appropriées, réinterprétées. Ces petits mots doux, écrits et envoyés, continuent de circuler de main en main et font tellement de bien. Pour prolonger la réflexion sur notre manière de voyager, nous vous recommandons les essais de Rodolphe Christin : Manuel de l’anti-tourisme, La vraie vie est ici et Peut-on encore voyager ?

On vous invite à SCANNER – VOYAGER – PARTAGER et vous souhaitons une très belle année 2026, sans bonnes résolutions et sans pression.

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